Lembrusquière

L’origine du nom semble être les « lambrusques », soit en occitan une plantation de buissons. Sous la Révolution et le Consulat, le hameau fut terrorisé par un bandit royaliste, Antoine Barbanse, détrousseur de grand chemin et qui, condamné par la justice révolutionnaire, fut passé par les armes à Sumène en mars 1801. Une petite cavité naturelle située sous le hameau porte encore aujourd’hui le nom de « baume de Barbanse ». lembrusquiere NB v

Autre personnalité amusante du hameau : Pierre-Jean Ginieis, dit « Monteils », Maire d’Arrigas de 1871 à 1876, à qui le village doit la plantation des platanes de la place et qui nous a laissé un recueil de médecines traditionnelles, à la limite du grimoire de sorcellerie. De 1882 à 1940, Lembrusquière a abrité une école publique à destination des enfants du sud de la commune, témoignage troublant des « campagnes pleines » de cette époque d’avant l’exode rural. Lembrusquière est par ailleurs le seul hameau de la commune situé sur les contreforts des Causses (celui de Blandas) dont il possède toutes les caractéristiques géomorphologiques : alternance de calcaires karstiques et de marnes argileuses, avens, dolines, végétation arbustive, etc.

lembrusquiere 2 vAu-dessus de Lembrusquière, sur le rebord du plateau caussenard, se trouvent les ruines d’un hameau abandonné : le Tour. L’occupation humaine y est fort ancienne, au regard des nombreuses pierres polies que les paysans y ont découvert à plusieurs reprises en travaillant les champs. Le Tour est d’ailleurs dominé par un « serre » où se trouve le dolmen de la « Peyre Cabussélado », qui marque la limite entre les communes d’Arre et d’Arrigas. Au fond des champs, au lieu-dit le Sonabre, se trouvent au milieu des chênes, des traces d’habitations, fort anciennes.

Selon la tradition orale, il s’agirait des vestiges d’un château. Un « Damoisel » Bertrand de Sonabre est effectivement mentionné en 1270 dans des documents ecclésiastiques, mais il est difficile d’en savoir plus. Une chose est certaine : le hameau du Tour a été décimé par la peste de 1629. Un champ, en contrebas du plateau, porte encore le nom de « cimetière des pestiférés » et des ossements ont été mis à jour au début du XXe siècle par un paysan labourant cette terre. La tradition orale rapporte que durant l’épidémie, un grand feu allumé sur le rebord du plateau, permettait d’informer Arrigas d’un nouveau décès.

Le hameau a été définitivement abandonné après la Deuxième guerre mondiale. Il n’en demeure pas moins un très bel endroit, l’un des plus beaux points de vue sur la commune d’Arrigas.

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